Le CAPALe Centre d’Apprentissage et de Promotion Artisanale, fondé en 1988-1989 est dirigé pendant une douzaine d’année par Loïc Mazé, l’actuel vice président de l’association Nouna. Ce centre a pour but de former des jeunes qui ne sont plus scolarisés ni scolarisables, qui ont échoué au CEP (indispensable pour continuer les études) et âgés de 18 ans. La formation porte essentiellement sur la mécanique vélos - cyclomoteurs (théorie et pratique). Par la suite et au cours des années, ont été ouvertes des formations pour les patrons et apprentis de la ville (2 roues et mécanique auto).
Devant le sérieux de la formation, des artisans en mécanique auto se sont regroupés et ont formé l'APAAN (Association pour la Promotion des Artisans et Apprentis de Nouna).
Puis sont venus les artisans 2 roues. Satisfaits de l'ambiance et de la formation, ils ont « donné » leurs apprentis. Plusieurs groupes ont été formés avec l'aide d'organismes comme SWISSCONTACT et la CAFP (Cellule d'Appui à la Formation Professionnelle au Burkina) qui en assurent le financement et contrôlent la qualité de la formation.
L'autonomie de l'APAAN : Indépendante du C.A.P.A, elle construit ses locaux de formation et assure avec l'appui des bailleurs la formation des patrons, la formation des apprentis et leur perfectionnement. L'association a grandi et une soixantaine de patrons sont ainsi regroupés. La notoriété de la formation dépasse le cadre de la ville, et les demandes de formation viennent de toute la province.
Des gens de Brest (Finistère) ont grandement aidé au développement du C.A.P.A et ont créé l'association NOUNA en 2000. Les bonnes relations avec l'APAAN et les artisans ont déterminé ces derniers, au travers leur bureau d'association et leur président, à solliciter auprès de l’association Nouna une aide pour développer les formations de jeunes et de patrons qui, venant de loin, n'ont pas de logeur.
L'association NOUNA par l’intermédiaire de son antenne de Quimper s'est engagée à les aider par l'envoi de conteneurs et la création d'un centre d'hébergement. Le projet est en cours de réalisation : le centre est déjà opérationnel et sera finalisé en août 2008.
Impact sur les artisans et apprentis Grâce aux formations, les artisans ont découvert des techniques nouvelles, une nouvelle maîtrise de leur métier. Leur association les a rapprochés et ils sont demandeurs de nouvelles formations et de perfectionnement. Ils ont compris l'utilité du regroupement pour devenir plus performants. Leur mentalité a changé : les apprentis formés ne sont plus des concurrents. Les patrons veulent aussi pour leurs apprentis des formations qualifiantes sans craindre que leur nom soit ne soit « gâté ».
Ils se sont proposés pour aider bénévolement à la construction du centre d'hébergement dans la mesure de leurs compétences et de leur disponibilité. Ils participent chaque fois aux frais d'expédition du conteneur qui leur est destiné. Lors des réunions fertiles de l'association, les épouses sont systématiquement présentes.
D'autres possibilités : Le projet du centre d'hébergement est appuyé par les organismes CAFP et SWISSCONTACT qui y voient un outil supplémentaire pour la formation dans d'autres domaines et pour les femmes(formation à la cuisine dans celle du centre, apprentissage de la gestion du centre,etc.).
C'est de passer progressivement la propriété et la gestion globale du centre à I'APAAN. Ainsi, les artisans seront entièrement autonomes. Le bénéfice de la gestion alimentera directement la caisse de l'association burkinabè donnant ainsi la possibilité de s'équiper en matériel selon leurs besoins (Développement solidaire). Le centre sera également ouvert aux gens de passage créant ainsi une ressource financière supplémentaire.
Si l'association NOUNA a pour but principal d'aider à la formation elle ne reste pas cantonnée à son action sur la ville. Elle est aussi attentive à l'aide extérieure. C'est ainsi qu'elle offre la possibilité à d'autres associations d'expédier du matériel et des denrées alimentaires au Burkina Faso par les conteneurs. Elle travaille avec 4 associations de Quimper et des environs, et envoie des groupes de jeunes sur des chantiers d'été (3 semaines) afin de répondre à des demandes locales.